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On the move

Je déménage dimanche vers un nouvel appart au Mans. Je n'aurais pas Internet avant la 3e guerre mondiale. Ce qui pourra peut-être faire ressortir Berlingo du placard... Berlingo et Ci-Gît Tel, une longue histoire... Je vous tiens au courant. En attendant, il y a une Chouille Party Montreuillaise qui m'attend!

Cette coupure d'Internet va me permettre d'emménager tranquille et de préparer mes prochains billets. J'ai tout plein de trucs dans la tête (origines et avenir du Web2.0, photos du Mans, photos d'Australie autrement plus intéressantes :-), vidéos à la con, salsa, ...). En attendant, des ch'tites photos qui donnent envie de repartir...

Petit Beurré nant... américain!

Berlingo vient d'apprendre que Danone a vendu LU à Kraft food, une multinationale américaine. C'est une aliénation, que notre petit beurré nantais supportera seulement si cette transaction ne changera pas le goût des biscuits Lefèvre Utile. Difficile quand on sait que BN est anglais maintenant. Mais on n'arrête pas la mondialisation, Berlingo le sait. Ni la modernisation d'ailleurs. Si cela pouvait apporter quelques touristes américains sur notre bonne ville de Nantes et sa tour LU.

Tenez, je viens d'envoyer mon premier recommandé par Internet, grâce aux services en ligne de LaPeste. La Poste pardon! Qui décide donc à se moderniser. 6.28€ pour un recommandé avec accusé de réception, génial (même tarif qu'en agence je crois)! Vive les petits beurres américains! Et vive les nouvelles technos! Il faut dire que je commence à apprécier de retirer 5 minutes avant départ mon billet de train commandé de mon lit, faire des virements par Internet...

Avec toutes ses émotions, je n'ai pas mangé, moi...

La Quête de l'Ultime Technologie (6ème partie)

La Peste était bondé de monde. Une queue interminable se mouvait lentement devant Berlingo. Son organisation était un mélange de routine des clients pour faire une chenille acceptable et d'anarchie planifiée. Dans sa macabre progression vers les guichets, notre Petit Beurre distingua un écriteau rappelant les heures de pointes aux clients, avec de jolies couleurs: vert, jaune, rouge. Biensûr le rouge prédomine largement les lignes correspondant aux jours de la semaine. A 16h en journée, Berlingo est tombé en plein dedans. Selon La Peste, l'idée serait de venir entre 8h et 9h sachant qu'elle n'ouvre qu'à 8h30 et qu'il faudrait attendre 8h45 pour être reçu... A La Peste, on peut tout faire, mais au ralenti: dépots de chèques, opérations bancaires, envoi de colis, souscription assurance.

Donnez lui des idées d'avance à cette Peste... Pitié!

Après vingt minutes, notre héros se fait servir et récupère son colis-volatile! Le précieux modulateur-démodulateur est enfin entre ses mains. Le carton fait grise-mine, il n'est pas très bien fermé, il aurait même déjà servi qu'un naïf comme Berlin Pinpin ne serait pas étonné! Peu importe, tant que le contenu est intact. Ci-Gît Tel n'est pas connu pour ses relations clients de toute façon...

Il reprend son autobis, et file vers son 50m³. L'Ultime Technologie n'a jamais été si près des pattes de notre nantais en ville rose. Il se gare, bredouille les clés de l'immeuble, crochette, décrochette, vérrouille, dévérouille. Paf! Poum!, Zip! Chploung!

Vert clignotant?! Alors ça veut quoi çà... "La synchonisation ADSL n'est pas active". Pourriture!

Après un répertoire d'injures hallucinants dont le trop classique "Va chier! Sale merde!", Berlingo cherche la cause. Il a reçu un courrier de Ci-Gît Tel qui est formel, la ligne est activée! Ça na pas de sens! La colère redescendue à l'étage du dessous, il démonte la prise téléphonique. Calmement. C'est pas le moment de faire une erreur. Tout est normal, les câbles sont bons. Les câbles sont bons mais, un peu longs.

Et benh didonc! Ça c'est du câble téléphonique monsieur le proprio! Il traverse tout l'appart pour aller jusque chez le voisin!

Quand on sait que les fournisseurs d'Ultime Technologie déconseille d'utiliser des rallonges téléphoniques... Notre héros bouillonne et calmement fait sa liste de choses à faire:

Hurler sur le proprio,
Appeler Franck Tel & Co pour dépanner la ligne,
Des trous dans le mur,
Arracher le parquet,
Tirer de nouveaux câbles,
Pendre ses voisins,
Tout jeter par la fenêtre

Si proche de son but, à quelques kilomètres de câbles près...

( Suite au prochain billet à un moment ou à un autre...)

S'arracher un bras ou servir de porte-manteaux
Musée d'Art Contemporain, Sydney

Un compl'eau,

Conspiration. Berlingo le savait désormais. Tout autour de lui n'était qu'apparence, tout était complot, manigance et traitrise.

D'abord son proprio en lui louant cet appart. Une kitchenette trop "nette" et ses battants plus exaspérants qu'utiles. Un évier, unique, dôté d'un (g)robinet trop bas, allez nettoyer une grosse gamelle dans ce rince-doigts. Complot! Le lavabo de la salle de bain? Berlingo préfère l'oublier. Oublier le dentifrice qui tombe sur le carrelage, les éclaboussures, les rasages la trombine collée au miroir, en raison d'un lavabo de minipouces. Ne pas faire confiance aux fumeurs surtout quand ils sont propriétaires, ou vice et versa...

Et puis il y a eu cette pluie. Intense. Toute la journée du samedi. Normalement elle glisse sur les tuiles pour courir dans les gouttières. Mais encore une fois, il y a eu conspiration, pour la dévier de sa course. Une course effrénée sous les toits, dans l'architecture torturée et décrépie de cet immeuble, rue Adolphe Talazac. Pour finalement rigoler au plafond du nº33, gouttes à gouttes, et s'écraser sur le parquet, à 10cm d'un piano électrifié. Plic, ploc, plic... ploooc!, fait la pluie, intérieure.

Notre petit beurre réagit au quart de tour, comprenez 2h après quand il se rend compte que ce ne sont pas les bruits de son parquet qui craque... Hop, la première gamelle qui lui tombe sous la main, celle-là même que l'évier corrompu refuse de rincer, faute de place. Le plic ploc devient alors métallique, résonne, inexorablement. Ce n'est pourtant pas le déluge là-dehors, juste une pluie continue. La journée passe. Plic... Ploc. Un cauchemar. "Y-a-t-il d'autres fuites? Où? Où!". A leur donner du plaisir, Berlingo palpe les murs, à la recherche d'humidité (ndlr: l'auteur engage son entière responsabilité sur cet phrase...). Evidemment le palier est plein d'eau, mais qui s'étonne? Un simple coup d'oeil à la charpente et aux murs porteurs révèle tous les défauts, la vieillesse, et le bricolage de pacotille. Complot.

Conspiracy!

-M- s'emballe pour des sandales

Une sacré chance ce Berlingo aujourd'hui! Avant de vous conter l'épilogue de l'Ultime Technologie, il faut que vous soyez tenu au courant de l'actualité.

Notre petit LU se rend en ville rose pour une affaire de la plus haute importance: changer ses chaussures nouvellement achetées la semaine dernière à Et Rame!. Et Et Rame!, c'est une entité de mafieux, et oui elle aussi! Pauvre Berlingo, si naïf encore (on peut en discuter...). Samedi dernier, donc, petit bonbon acidulé se rend dans l'échope à chausse-pieds du centre de Toulouse et furte, comme à son habitude le week-end. Il s'arrête devant une paire de Lee coupé, une bande verte plutôt pelouse a fait descendre le prix à 22 brouzoufs. Pour ce prix-là, ça fait une paire à porter en l'absence des caméras. "Vous les avez en 4/4?", demande notre ami à la vendeuse-crapule. Quelques instants plus tard, l'encaisseuse-chling revient de l'étage avec une boîte de 4/4. Berlingo essaye... de rentrer le pied dans la chaussure déjà! "Gloups!, c'est vraiment trop petit! Vous avez un 4/5?". "Hum... Non, y en a plus, désolé". Bon, c'est pas grave, elles étaient pas vraiment jolies de toute façon... Il lâche pas l'affaire (très gros abus de language) pour autant. "OK, Apportez moi un 4/4, euh... un 4/5 de la paire que vous venez juste de vendre alors, siouplé".

En effet la parure que le client précédent venait d'embarquer n'était pas mal du tout, sombre marron avec bande dorée mat, Lee Coupé à nouveau. L'affaire est plus agréable à l'oeil mais torture quelque peu le porte-brouzouf, 55 brouzoufs, pas gratuit le cuir-pédestre! Anyway, Berlingo essaye et trouve le tout un peu "flottant". "Rajoutez-une semelle, souvent ça fait la différence", lui ment la vendeuse. En effet c'est mieux. Berlingo est content et part avec son achat. Le lendemain, rien ne va plus, "c'est trop grand, bordel!, je savais bien qu'il me fallait un 4/4!! Bordel!". Mais le 4/4 de la même marque, modèle pelouse, avait été nettement trop petit sur notre héros. Y avait moyen de se faire avoir, non? "Grrr!!!". Inutile d'essayer d'aller en ville en semaine après le travail se dit Berlingo, Franck Tel & Co l'a assez torturé comme çà (cf. La Quête de l'Ultime Technologie).

C'est donc aujourd'hui qu'il décide d'aller porter réclamations. Le patron du magasin, une armoire à glace un peu flasque, cheveux raides, petite queue de cheval, style little Kevin et en ration double : sa dame, blonde décolorée décolleté outrancier, et cerveau apparement artificiellement décéléré (cf. Quête de l'Ultime Technologie, 4ème partie) si on en juge son air dubitatif étrangement long devant les chaussures d'un client (ça fait 3 "dé" cette description, intéressant...). Le boss sort les pompes de la boîte et là s'exclame "Mais vous avez marché avec". Berlingo regarde, il y en a en effet un peu de poussière sur les rainures et se souvient les avoir porté une heure, pour aller faire sa lessive (du sport ça aussi, dans un prochain numéro peut-être...). Après quelques explications soutenues, Boss sort un nettoyant et s'attèle à frotter un peu. Et voilà! Comme neuve! Alors on essaye les 4/4, paf! comme un gant de toilette! Emballé c'est pesé et bonne journée.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Alors qu'il commence son pas rapide dans la rue, notre petit LU entend un début de musique qu'il connaît bien. L'air de batterie lui rappelle "Machistador" de Monsieur -M-. Mais, mais, c'est étrange, c'est une nana qui chante! Berlingo s'approche donc de la place du capitole, tout sourire. Et là, il aperçoit une super scène énorme et Monsieur Chedid gratouille tranquille, jean's, chemise ouverte noire à étoiles et lunettes de soleil années 80 (vous savez, les classiques de Johnny Depp dans 21 Jump St., rah! quel série!). Et une chanteuse l'accompagne, en duo. A en croire les cris des jeunes rebelz, il s'avère que c'est Diam's, très connue du reste, mais Berlingo n'est pas vraiment fan... Et Mathieu revient ce soir à 21h pour un concert gratos - ça, c'est cool! - en compagnie de Maurane, Diam's, Mouss et Hakim, en hommage à Claude Nougaro, qui est parti le 4 mars 2004. A ce soir...

[ les photos arrivent bientôt, de même que la suite sur Loïc... ]

La Quête de l'Ultime Technologie (5ème partie)

L'Hotel Dieu, et son jardin

Ci-Gît Tel l'indiquait sur sa confirmation d'inscription : le délai moyen pour obtenir l'Ultime Technologie était de 2 semaines. Insupportable quand on sait qu'il s'agit seulement d'entrer quelques données dans une base et d'envoyer un colis-volatile. Mais Berlingo avait depuis longtemps appris la patience. Il savait attendre en gardant ses pires jurons pour lui. Chaque jour il attendait et chaque jour, il trouvait de nouvelles pouillures verbales. Les tarifs étaient peut-être attractifs mais Ci-Gît Tel était d'une lenteur funèbre. Franck Tel & Co. aurait été bien plus véloce, mais l'aurait (dé)pouillé tout aussi rapidement.

Les jours passèrent. La porte du piège à lettres grinçait chaque soir, peu avant 19h, mais chaque soir, en vain. Et ce pendant 2 semaines et demi. Berlingo ne savait pas si Ci-Gît Tel avait envoyé le colis avec le bon code postalien, suite à son erreur de jeune réfugié. Dans la négative, il se pourrait que son colis-volatile arrive à Bord d'eaux plutôt qu'en ville rose. Une lettre de Ci-Gît Tel lui arriva pourtant pour lui communiquer un renseignement futile, fût-il utile un jour, ou en doublon. Des détails risibles que seul Ci-Gît Tel savait donner pour retenir ses clients.

Nous sommes le mardi 8 aout, le destin de notre aventurier des temps modernes est sur le point de basculer. Berlingo revient du travail, gare son autobis - une Reuneu Clito™ (une éventuelle ressemblance avec une partie de l'anatomie féminine est bien sûr "involontaire de la volonté" des ingénieurs produits Reuneu) - et pénètre dans son immeuble où il règne toujours une odeur fétide de cendres et de relents d'alcool. Il ouvre son piège à lettres et trouve cette fois une victime. Il s'agit d'un papier cartonné de La Peste, l'entité chargée de la livraison du courrier en France. Le petit document indique "motif de non livraison: absence au passage du pestier à 10h00". Berlingo était au travail, et il savait que La Peste n'allait pas laisser le colis dans son piège à lettres sans son empreinte stylographique (communément appelé signature durant le XXème siècle).

Ce que notre héros ignorait avant ce jour, c'est que La Peste ne gardait plus les colis-volatiles, non délivrés le 1er jour, à l'agence la plus proche mais dans un centre de tri bien loin de chez lui... Le document indiquait également qu'en "cas de 2e absence", le colis-volatile serait conservé 3 semaines à son agence habituelle (il a trop l'habitude d'aller à La Peste, Berlingo, surtout au XXIème siècle...). Il lui faudrait donc attendre 2 jours supplémentaires pour obtenir son modulateur/démodulateur... "Peste et Colérat!", jura-t-il à son piège à lettres, comme si cette boîte carré était un représentant de cette organisation de malfrats. De plus, La Peste ayant des horaires d'opprimés du travail, Berlingo devrait s'éclipser de ses "obligations de stagiaire" pour aller récupérer ce maudit colis après 9h30 et avant 18h. Le Pestier devait ramener le colis à l'agence peu avant 16h, heure de débauche biensûr... Il planifia ce raid en territoire ennemi le jeudi après midi vers 16h30. Il ne savait alors pas quelle surprise l'attendrait à l'échope Patte d'Oie de l'entité, surprise pourtant si prévisible dans un pays comme celui-ci...

(suite au prochain billet)

La Quête de l'Ultime Technologie (4ème partie)

La Place du Capitole,
lors de la finale (truandée par 11 ritals)

Le lendemain, Berlingo rapporta l'attestation d'études à l'agence &. Ce jour-là, l'organisation avait changé ses vendeurs-crapules. Son interlocuteur de la veille n'était pas là, et il dut expliquer à la vendeuse remplaçante qu'il rapportait un document nécessaire à son dossier de demande de ligne fine. Sa couleur de cheveux empêcha apparemment la vendeuse de comprendre l'intrigue, et notre héros eut à se réexpliquer. L'entité & avait beaucoup d'imagination pour torturer ses clients, et l'embauche d'une vendeuse à l'esprit artificiellement décéléré en faisait partie. La crapule vendeuse-décélérée finit par comprendre et rajouta la pièce manquante au dossier que son collègue trouva pour elle. Berlingo allait bientôt obtenir la première pièce du puzzle...

Le lendemain, notre petit beurré nantais reçut un Simple Message Superficiel (SMS) lui affirmant que sa ligne fine était ouverte. Et le numéro à 10 chiffres se révéla à ses yeux. Cette information était vitale pour la 2e épreuve de sa quête pour l'ultime technologie : obtenir un modulateur/démodulateur (ou modem). Ci-Gît Tel devait lui fournir cet équipement à condition d'avoir son numéro de ligne fine. Le jour même, Berlingo remplit sa demande de modulateur/démodulateur sur le site en ligne de Ci-Gît Tel. Ceci ne prit que quelques minutes, ce fournisseur demandait bien moins d'information que Franck Tel & Co. Berlingo s'approchait de l'ultime technologie tel un tigre vers sa proie, lentement, avant de bondir sur elle. Le lendemain, notre héros vérifiait déjà son Piège à lettres, une boîte carrée qui servait à enfermer les colis-volatiles. Il devait recevoir celui contenant le modulateur/démodulateur. Car Berlingo le savait, Ci-Gît Tel n'envoyait que des colis-volatiles, ces containers qui vous échappent comme un poisson après sa capture. Le Piège à lettres était vide malgré l'optimisme imperturbable de notre héros.

Plus tard, Berlingo, pris de doutes soudains, vérifia les coordonnées qu'il avait données à son fournisseur. Malheur! Elles étaient erronées! Notre Petit Beurré nantais avait entré 33100 au lieu de 31300 en code postalien. Il avait passé trop de temps à Bord d'Eaux (cf. "La Quête de l'Ultime Technologie", 2ème partie) et sa mémoire avait tournée sous l'effet du vin pourpre. Mais il restait encore de l'espoir : le colis n'était peut-être pas encore parti et il pourrait changer le code postalien à temps. Ce qu'il fit, en ligne, en utilisant une nouvelle fois l'ultime technologie de son travail. Il ne restait plus qu'à attendre...

(suite au prochain billet)

La Quête de l'Ultime Technologie (3ème partie)

Le Palais d'Assézat, construit en 1555

Notre héros avait passé un week end merveilleux. Il avait fêté le mariage de sa cousine (de glass) à "Bord d'Eaux", ville proche de l'océan et réputée pour ses alcools mauves au parfum de vieilles croûtes de fromage. "Hmmm... délicieux!". Le lundi, Berlingo arriva cette fois à 18h35 au centre rose. Confiant et avançant d'un pas assuré. En arrivant à l'agence, il découvrit l'horreur : elle était fermée pour cause de travaux et il en serait de même tous les après midis suivants. "Arghhh!" fit-il, écoeuré par ce revers supplémentaire. Mais il savait qu'une autre échoppe était proche. Contrairement à son quartier calme, le centre rose fourmillait littéralement d'agences &.

La deuxième agence n'était pas encore fermée quand il s'en approcha. Il accéléra tout de même l'allure, entra sans encombre et interrogea tout de suite un vendeur. Il avait cette fois tous les documents, le succès n'avait jamais été aussi proche. Il sentait déjà un doux frisson l'envahir, prémice de la puissance que lui fournirait bientôt l'ultime technologie. Comme en état de manque, l'employé prit tous les documents avec avidité. "Vous ne voulez pas souscrire à l'ultime technologie en même temps?" lui demanda-t-il. Les yeux pétillants d'envie, notre héros hésita un instant, puis résista à cette proposition de l'obscure organisation. Il connaissait ses tarifs et certains abonnements vous emprisonnent pendant plusieurs années. Il refusa, Berlingo avait choisi de faire appel au service de Ci-gît Tel, un fournisseur bon marché. "Vous êtes étudiant? La ligne fine est moitié moins cher pour les étudiants". Interloqué par cette question du vendeur-crapule, Berlingo savait qu'il n'avait pas de carte d'étudiant terrienne. "Vous avez votre carte d'étudiant?"... Secoué par ce nouvel assaut, notre héros faillit trébucher. Après avoir écouté l'explication du petit beurré nantais, le vendeur-crapule conclut "Revenez demain avec votre certificat...". Dépité, les yeux rivés au sol, Berlingo mit fin à l'entretien et repartit prestement. "Beng!" notre petit biscuit nantais se mangea la tête sur la grille de protection. Un vil employé l'avait rabattu peu avant, juste au dessus de son champ de vision, l'échoppe fermait. Ses yeux, noirs de colère, fusillèrent les vendeurs-crapules mais il sourit car aucune douleur ne le tiraillait. Franck Tel & Co. ne pouvait pas le blesser. Il se sentait invincible, même après cette nouvelle escarmouche.

(Suite au prochain billet)

La Quête de l'Ultime Technologie (2ème partie)

Les Abattoirs, musée d'art moderne et contemporain

Berlingo chercha alors l'adresse d'une agence proche. Mais le site en ligne, qu'il pouvait visionner grâce à l'ultime technologie de son lieu de travail, était mal conçue pour ce type de requête. Aucun lien intuitif visible, même après avoir fouillé plusieurs menus et sous-menus. Il demanda alors de l'aide à Gogole qui, lui, dénicha l'information mal classée avec une facilité déconcertante. Berlingo déchanta rapidement en découvrant que la plus proche était au centre de la Ville Rose, aucune agence n'était proche de chez lui, "damned"... Le lendemain, notre héros quitta son travail peu avant 19h et se rendit au centre rose, gara son autobis (transport à 2 places, contrairement au triauto 3 places et au tetrauto 4 places) après une longue recherche d'espace, et se rendit à l'agence Franck Tel & Co. 19h14, le panneau d'indication semblait affirmer que l'agence fermait à 19h. Déçu, Berlingo revint le lendemain, quittant son travail plus tôt encore, et arriva à 18h46. Surpris de voir la grille de protection à moitié descendue, notre petit beurré nantais entra, presque à genoux, signe avant-coureur de sa reddition prochaine. Il se hasarda quand même à demander à une employée s'il pouvait faire l'acquisition d'une ligne fine avant la fermeture du magasin. On lui répondit que c'était "looong", suivi d'un souffle fatigué. Puis on lui demanda s'il avait bien "tous les documents". Berlingo revenait, il y a quelques jours à peine, d'un voyage interstellaire, et avait oublié que la France raffolait de la paperasse, il n'avait évidemment pas tous ces documents sur lui. Après avoir pris le listing en note, il repartit, vaincu par l'entité maléfique. Il ne s'attendait pas à cette deuxième défaite mais gardait cependant la seule chose qui compte ici-bas : l'espoir ; la guerre pour l'ultime technologie n'était pas encore perdue.

(Suite au prochain billet)

La Quête de l'Ultime Technologie (1ère partie)

L'Hôtel Dieu de Toulouse

Il était une fois, dans une ville reculée du sud de la France, un jeune stagiaire nantais, perdu dans ce comptoir espagnol où la populasse semble pourtant parler français. Celui-ci était désireux d'une technologie moderne, si puissante et rapide qu'il en était devenu drogué. Elle lui permettrait de communiquer avec ses amis, aux quatre coins du monde. Le parcours de notre "petit beurré nantais" dans cette quête de l'ultime technologie se révélera truffé d'embûches et de crapules. C'est cette histoire, "La quête de l'Ultime Technologie", que je vais vous conter aujourd'hui.

Tout commença par l'emménagement de Berlingo, notre héros, dans un appartement de 50 m³ (environ 20m²), qui se passa rapidement et sans encombre. Dès l'état des lieux, Berlingo avait repéré la prise téléphonique du système de télécommunication français. Ce petit bitoniau était en effet indispensable pour acquérir l'ultime technologie. Un sourire machiavélique se dessina sur son visage quand il envisagea toutes les vilainies qu'il pourrait faire avec cet outil. Mais il ignorait qu'il lui faudrait, avant, passer par bien des épreuves...

L'épreuve de la pêche à la ligne :

Berlingo devait se munir d'une ligne fine pour appâter les vendeurs d'ultime technologie. Cette ligne, aussi appelée par abus de langage "ligne fixe", n'était fournie que par une seule entité, organisation mesquine et cruelle nommée Franck Tel & Co. (& pour les intimes), qui se moquait éperdument des Petits Beurres perdus dans la Ville Rose. Notre héros connaissait bien cette organisation, mais restait optimiste. Aucune des expériences passées ne l'avait averti des peines qu'il allait rencontrer pour acquérir cette ligne fine. Il appela d'abord Franck Tel & Co. au 1014, puis au 1013, puis à un numéro en 0800 difficile à retenir mais rien. Une petite voix lui chuchotait "d'entrer le numéro sur lequel portait sa demande", or il lui fallait une ligne fine pour l'obtenir. Rien de plus facile a priori. C'était sans compter l'assistance téléphonique limitée d'&. Le doute s'empara de lui quand il découvrit qu'il devait se rendre dans une agence de l'organisation. Il devra alors être sur ses gardes, chacun connaissant les souffrances que l'on peut endurer en ces lieux...

(Suite au prochain billet)